oeuvres peintes

Le procès des canonisations (d’écanonisation ?)
Grand Dieu ! Abîmer comme ça notre ciel bleu, attention !
Novembre 2007 - Acrylique / toile - 70 x 70 cm
Athanase, aime-moi d’euthanasie à cette heure..

Décembre 2007 - Acrylique / toile - 90 x 70 cm
Deuil ! Deuil ! Tu m’endeuilles trop

Novembre 2007 - Acrylique / toile - 70 x 70 cm
Tout ce que nous avons du faire et réaliser pour prononcer
le mot de sage ...
Novembre 2007 - Acrylique + collage / toile - 60 x 73 cm
La morsure de l’amour

Juillet 2007 - Acrylique / bois en assemblage - 13 x 40 cm
J’ai un jumeau ou bien ils savent pas que j’suis là

Septembre 2007 - Acrylique + collage / bois - 20 x 33 cm
Quelque parler fragile aux grands concerts de Teresin

1994 - Acrylique / toile - 100 x 71 cm
Sara a ri : «je suis trop vieille pour enfanter !»

1999 - Acrylique / toile - 100 x 83 cm
La Grande Peste

1994 - Acrylique / toile - 92 x 65 cm
Qu’en dit Gandhi

1998 - Acrylique + encre de chine / toile - 50 x 65 cm
Ô Crux ave

1995 - Acrylique / toile - 73 x 100 cm
Descente haine de croix

2000 - Acrylique + craie grasse / isorel - 90 x 90 cm
Les fées sur le berceau ou l’effet sur le berceau

2002 - Acrylique + collage / toile - 73 x 100 cm
La dernière maison avant la Terre Promise

2002 - Acrylique + collage / toile - 65 x 92 cm
Ils sont morts ensemble, mais on ne sait pas
si c’est le même jour
2002 - Acrylique + collage / toile - 65 x 92 cm
Un témoin embarrassé

1998 - Acrylique / bois plein - 31 x 41 cm
Le baiser au Lépreux

1999 - Acrylique / bois plein en assemblage - 38 x 68 cm
Eh ! Regardez-les ! Ils se font lire le futur

2000 - Acrylique / bois plein en assemblage - 75 x 79 cm
La mort adéquate de l’instinct culturel doit avoir son moment archétypal pour trier le poisson et laisser les arêtes à reculons.

Décembre 2000 – Acrylique et collage / carton - 29 x 33 cm
La lubricité végétale d’un bréviaire

Décembre 2000 – Acrylique et collage / carton - 25 x 35 cm
La sirène de l’Empirée Bas

Novembre 2000 – Acrylique et collage / carton - 42 x 43 cm
La psyché s’anal lyse analphabétiquement au dit-vent

Novembre 2000 – Acrylique et collage / carton - 61 x 38 cm
Ne t’appuie pas à la colonne des plaisirs passagers !

Janvier 2002 - Acrylique / collage sur toile - 73 x 100 cm
Je viens à toi, dit la Mort, j’ai enfilé pour toi
mes sandales de désir
Juillet 2007b - Acrylique / craie grasse sur toile - 46 x 55 cm
Je suis l’Alpha et l’Omega, le Trafalgar de tous les espoirs

Novembre 2007 - Acrylique sur toile - 89 x 70 cm
Depuis des siècles vous me voyez boiter vers vos tombes, mais vous me suivez quand même

Juin 2009 - Acrylique sur toile - 90 x 70 cm
La jonchée sèche

Juillet 2009 - Acrylique sur toile - 46 x 64 cm
Ah ! On touche à la Vie mais on traverse la ténèbre !

Août 2009 - Acrylique sur toile - 81 x 60 cm
All'oh ! Bel Isthque de la dix-cordes ?

Juillet 97 - Acrylique et collage sur toile - 116 x 89 cm
La légende des fruits noirs de Némésis

Mai 2009 - Acrylique sur bois en assemblage - 65 x 140 cm
Qui s'attache quoi est attaché la femme et le reste du monde

Septembre 2009 - Acrylique sur toile - 88 x 70 cm
Géographie circonstantielle de la vacuité du monde

Septembre 2009 - Acrylique sur toile - 70 x 70 cm
Encore, ma Mie, je marche à l'orée de ta nuit

Février 2010 - Acrylique sur toile - 61 x 80 cm
Harem, tchador et omerta

Mai 2009 - Collage - 29,7 x 42 cm
Dès que né, la mort l'a touché

Mai 2010 - Collage - 29,7 x 42 cm
La pelote de Pénélope pendant les grands travaux d'Ulysse
au loin
Août 2011 - Acrylique et collage sur toile - 60 x 81 cm
Caïn, Caïn, nous ne sommes pas justifiés de nous servir de
cette mort-là
Juillet 2011 - Acrylique et collage sur toile - 60 x 60 cm
Bouddha et homunculus Bouddha

Août 2011 - Acrylique et collage sur toile - 65 x 54 cm

La peinture .... justificative

"Geneviève Roubaud, penseur, commente Geneviève Roubaud, peintre"
Essai sur des toiles ou bois peints de 1991 à 2008

Extrait du commentaire "... à cette heure, je suis veuve jusqu'à l'os"
Geneviève Roubaud

… La peinture est en soi justificative d’elle-même. Formes et couleurs, mouvements ou statisme parlent de soi au seul jeu du regard. Mais le regard, justement, se baigne de complaisance dans le déshabillage de ce qui est dit, dans l’incessant murmure de ce qui se dit. Les couleurs aguichent et provoquent, se jouent des espaces aplatis, verticaux, ralentis ou fulgurants.

Le brut donne la vivacité de la pensée. Mais la pensée, pour être vive, a longtemps au préalable médité, et c’est, organisée, qu’elle se peint, sinon elle reste rêve ou secret. Elle est si vive qu’elle s’entraîne avec les mots.

… Nous n’avons pas besoin, ainsi, d’entrer dans la chambre, nous y sommes. Nous n’avons pas d’autres choses à regarder que ce qui s’y figure et tisse, pas de plans consciencieux pour dire l’espace, pas de fenêtre, et donc même, pas de porte.

Le lit est dressé, comme on le dit d’une table, avec ce côté debout dont la pensée s’amuse, alors qu’elle est horizontale.

Par de vers elle, la mère murmure le livre du tocsin, et si elle est veuve, elle le dit, elle ne peut entrer sur le lit à cette heure, elle en est écartée, du côté des vivants, cependant que le lit entre en elle, au bassin, son lieu porteur de son homme, de ses enfants, et maintenant pénétré de douleur…. Sa main gauche tient le livre vers le bas pour en donner quelque pitance à ses enfants qui font autre chose, comme tous els enfants, pendant qu’on leur parle. Son autre main, sa droite, est liée pour toujours, à la rigidité du bois de lit qu’elle seule va tenir désormais pour lieu de l’âtre familial, et montre aussi que quelque chose en elle ne renonce pas. Son oreiller, si petit, se réfugie dans l’extrême bord délaissé, signifiant sa solitude….

Voilà l’os de la mère. Tout cela. Et le lit et la scène sur le lit sont à proprement sa jambe droite. … Mais… ils ne la regardent pas encore. Ils devront le faire quand la parole de la mère les frappera pour qu’ils comprennent….

Au centre, le visage du fils… en initiation sur ce questionnement-là….

C’est ce paradoxe du livre à lire par devers soi et cependant présenté ouvert librement.

… On peut lire que ce qui est couché ainsi dans ce tableau est bien plus qu’une scène familiale autour d’un lit, la vraie poésie rimant d’absence à la présence de la vie.