• peinture de Geneviève roubaud
    Comment entrer dans le monde intérieur
  • peinture de Geneviève roubaud
    N'argumentez plus, à cette heure je suis veuve jusqu'à l'os.
    (et sur le livre : maigres paroles sur le tocsin à murmurer par de vers soi)
  • peinture de Geneviève roubaud
    "La dépersonnalisation par l'épaisseur nuiseuse des idées en barrière :
    la croix, l'épée, le pieu."
  • peinture de Geneviève roubaud
    Les jongleurs Notre-Drame
  • peinture de Geneviève roubaud
    Judas sort seul dans la nuit
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    Mon œuvre écrite et peinte est un tout, hors norme, un art singulier extrêmement, avec une visée élaborée au décours des jours et des étapes accomplies, et parachevé par la clé du sommet, proposée en « La Bible arraisonnée ».

    Ce n’est pas une quête à proprement parler mais bien une recherche permanente des zones obscures irraisonnées des pensées premières de l’Humanité, et des conséquences restant figées par le fait que le préalable a été posé comme sacré.

    L’art ici est thaumaturge en ce sens que l’ouverture des énigmes est la solution de guérison, laissant le souffle profond et puissant de la sagesse à vivre.

    Mon respect est grand pour ce qui est de l’évolution qui ne veut rien figer à un stade arrivé.

    La vie va, allons !

    Évidemment, le respirer s’émaille de poésie car elle est une qualité même de la vie.

    Ma peinture répond à ce labeur de vie avec les libertés spontanées que me laisse évidemment le fait d’être toujours restée volontairement autodidacte.

     

  • J’écris comme je peins, de manière libre, poétique, inspirée, imagée.

    Mon regard original suscite mon œuvre, d’art singulier extrêmement, unique en le fait de mon utilisation de formes multiples tant en écriture qu’en peinture, qui dépose ce nœud central involutif pour dessillement.

     

    couverture du commentaire de Geneviève Roubaud, penseur commente Geneviève Roubaud peintre
    Geneviève Roubaud penseur commente Geneviève Roubaud peintre
    couverture de l'opuscule de l'oeuvrier
    Opuscule de l'oeuvrier
    couverture de l'expressionnaire
    L'expressionnaire

Entéléchie

Ce qui veut dire état d’achèvement

C’est l’Art qui a tout déplacé, agencé d’autres ressentis, fait atteindre d’autres équilibres, libérer d’autres territoires intérieurs en ces graves instants de thaumaturgie.

essai 2007
Extrait

L’art attend tapi quelque part, peut-être à l’orée des vies, et parfois attaque, mêlant son flux sauvage et fort au substrat déjà entamé. L’être s’y plie, ne pouvant contrecarrer la lave de cette lèche étonnante.

Il arrive parfois que ce soit décisif au point de transmuer la vie ou même de l’astreindre.

L’art vient de la vie, vient avec elle parce qu’ils ont même nature et sont énergie intelligente… déboulant l’harmonie au-delà des stases et des ombres, donnant la marche de l’énergie pour seule information, seul moyen, seul vecteur, comme la lecture fait sens. Un langage, une sorte d’hypogramme, un hypolangage qui arriverait non pas de nulle part ou même d’une seule fantaisie, mais du sens lui-même, du mouvement du sens, du mouvement même de vie.

L’Art se doit d’être un flux provoquant qui éveille une énergie vitale active. La signification est un vecteur allant.

C’est une sorte de guérison par cette simple mise en route de cette générosité de l’influx si au préalable le silence éloquent laisse ouverture libre pour atteindre jusqu’à la chair.

Essai de lecture des premiers temps de notre ère selon les textes évangéliques,
par l’astrologie lue avec le Yi-King,
(2003)
Introduction

Naître, et lire les signes intelligibles du monde qui nous entoure, chercher réponse à une question, une clé, un élément labile, mutable, volubile, qui nous donne à l’esprit nos idées, nos retenues, où nous sommes dans le grand mouvement évolutif de la vie.

C’est Art, ce peut être grand Art, voire Art thaumaturge, selon les informations décryptées.

L’astrologie nous donne une sorte de coupole de lecture qui semble faire notre ciel.

Le « Livre des Mutations », Yi-King, donne à lire « le changement glissant pour une voie régulée » (François Jullien, « Entrer dans une pensée », 2012).

Je me suis essayée à superposer ces 2 sortes de lectures, et j’ai choisi, pour cet ouvrage, le commencement de notre ère, dont sont connus quelques évènements, d’ailleurs différemment acceptés.

Le goût aiguisé de cette recherche, travaillée parallèlement à l’Alchimie, avec son « Livre Muet », et l’Arbre de Vie de la Cabale, m’a fait entrer dans des profondeurs, analysables aussi par les astrologues qui ne devront jamais se départir de leur plus fin savoir, des philosophes, des croyants ou des incroyants, tous ceux qui, ayant bien des connaissances sur le monde fait par les hommes, ont encore envie d’écorcer les obsolescences, même et justement parce qu’elles nous ont forgés. Il est bien connu que depuis le commencement de Genèse, l’homme court après son « esprit d’os ».

Extrait : « La couronne d’épines »

Surgir de la couronne d’épines de souffrance est une sorte de guérison quand on parvient - comme par exemple ici - à décrypter du sens dans la rythmique de ses assauts.

Lecture d’un aspect du ciel natal dudit Jésus, au solstice d’hiver de l’an 0,
suivant le dire de l’Évangile, de l’astrologie classique et du Yi-King appliqué au zodiaque.
La couronne d'épines

« Levant les yeux au ciel, il parlait à son Père. » Installée en la Maison V, son œuvre est une œuvre de parole, elle est en Verseau. Il sent impérativement le besoin, le devoir et la nécessité de proclamer l'amour dans la foi. Vénus siège quasiment en son milieu, et passera, ayant traversé ce temps à son rythme, au point où aboutit le calcul de la Part de Fortune, sur "LA DIFFICULTÉ INITIALE". Ainsi se sentira-t-il poussé par une sorte d'obligation terrible, lui donnant âpreté et force à l'ouvrage de le dire, parce qu'il comprend en lui (c'est du côté du Descendant), que ce transfert, ce changement proposé, cette mue, est un gain intérieur. De fait, Vénus couvrira bientôt Uranus sur "LA PLÉNITUDE", positivant ainsi tout effort, toute parole d'une assise qu'il perçoit légitime et qui est ainsi ressentie en son temps.

C'est œuvre de foule. Le Verseau ne veut pas exprimer cela que pour l'intimité d'une chambre ou même d'une maison seulement. Cela doit être ouvert sur la foule, sur le monde. Atteindre ouvertement les gens, d'aussi loin qu'ils soient, et où qu'ils se trouvent. Ainsi légitime aussi cela se sentira longtemps encore après son temps, d'autant plus, qu'ainsi tourné vers le Père (point haut en Lion où siège Regulus, étoile fixe de magnitude 1), l'œuvre apparaîtra comme rayonnante, même si son départ a été quasi secret. En effet, le chef de Maison V est à 9° Verseau sur "LA CONTEMPLATION". On a rapporté son retrait au désert et ses dialogues secrets avec le Père.

Pour la foi, ce Neptune posté en Scorpion, lui fait ressentir le temple de son temps douloureusement, comme insuffisant à manifester le lien d'amour qu'il veut placer en sa foi. Neptune et Vénus sont en carré, qui l'obligent à verser l'un dans l'autre impérativement ; et Neptune sur "LA FOLIE JUVÉNILE", donne cet élan intense et incoercible. Il ne peut quant à lui, y avoir l'un sans l'autre en lui, et donc l'œuvre va être de le dire. Les élans qu'il aura sont illuminés, illuminant par cet appel uranien qui se marque en trigone. Uranus sur "L'AUGMENTATION, LA PLÉNITUDE" va lui faire forcer la dose, et se faire entendre pour sauver la situation. Il est de fait en Poissons. Cette foi neuve qui le taraude et le pousse à fouetter l'ancienne, attaché qu'il est à en avoir compris les limitations (Lune et Saturne Rétrogrades en Gémeaux en IX), à en avoir souffert aussi, lui fait comprendre comme indispensable la mue.

Regardons cette image zodiacale où le sommet de ce Temple ancien, établi sur l'ouverture vers Neptune, forme, sur "LA LIMITATION", des trigones et un sextile. Cet aspect pyramidal évoqué, en sa folie d'enthousiasme juvénile, il va vouloir qu'en esprit seulement, soit posé le pyramidion, mais surtout pas en la réalité. Il ne peut déclarer que ce sommet est le sommet tant recherché. Ses élans vont plus loin et il fouette en le Temple cet arrêt.

De Neptune en Scorpion à ce point de Maison VIII, où il "S'ATTACHE" à la transformation, il fouette les marchands du Temple, ceux qui veulent sa prospérité en l'état ancien. Voilà son regard se tournant vers "LE PÈRE", le mettant en croix pour qu'éclate son amour au grand jour, Vénus en Verseau est opposée à ce point de Lion où trône l'étoile Regulus.

Cloué à son zodiaque, cloué à sa croix. Ses options dynamiques réparties font rythme intense et tenace. Vénus est à 48° de Mars. Neptune est à 48° de Mercure/ Lune Noire, et de l'autre côté, à 48° de Pluton. Vénus a donc en son autre côté, un 48° à trouver, qui est un point (fictif), non précisément habité, entre Nœud Lunaire Nord et le Fond du Ciel, sur "L'OBSTACLE", comme y est son Soleil. Le point (fictif), non habité, opposé à Neptune et qui est sur "CE QUI S'ATTACHE", en sa Maison VIII, est à 48° du Milieu du Ciel.

Ce qui va être à 48° de Mars : un point fictif en Maison VIII en Taureau, sur "LA MUE." Ce décalage d'une dizaine de degrés est à considérer, ce sont 10° de Maison VIII. L'appel tendu qui le fait vibrer pour induire un changement, toutes forces bandées.

Et Neptune qui est à 48° de Pluton a, de l'autre côté, un 48° à analyser qui lui fait toucher la lie à boire aussi. Ce 48° là, va atteindre le point de la Lune Noire sur "L'IMMOBILISATION". De cela à ce 48° que Vénus tient vers lui et qui vient entre le Nœud Lunaire Nord et le Fond du Ciel, il y a pareillement : zone tendue où ces deux arcs de cercles tombent en deçà, au-delà, en la Maison du Père, la IV. Voit-on ainsi la tension périphérique se former ici aussi, en ce début de Capricorne, un nœud d'intériorité : le Père l'abandonne-t-il ? La réponse va être, qu'en cette bordure de Voie Combuste, le fils Mercure, pour avoir place non engloutie par la Lune Noire, va devoir faire opposition à l'œuvre de son père.

De fait, le Soleil est opposé au Milieu du Ciel qui marque le zénith sur "L'OPPOSITION". Il faut donc que le fils taille un morceau de la gloire du père pendant qu'il va dans la grotte, comme le David avec Saül. C'est un temps de recommencement. Et cette femme, qui saigne de ses menstrues profuses et permanentes, va boire à la coupe ce qu'il va servir de vin nouveau pour, elle aussi, en son temps, sortir une force de sa force, et faire un autre Temple après celui du fils. Image copiée prise par qui sert le Maître de cette image, mais lui, l'exaltant, va la répudier. Elle ira sous les épines, vivre et donner à vivre à d'autres, un essaimage de ce mouvement-là, reflet de l'image.

Voilà nommés les trois grandes religions en leur instant de transmission, sous le regard jugeant de Regulus, l'Alpha du Lion, trônant à 28° de Lion. Ce point, sur les mutations du Yi-King, justement nommé "LE PÈRE, LE CRÉATEUR", prend alors, toute son importance. Regulus fait le mi-point à la quatrième quarte 'pour le monde'. Le ciel, ainsi orienté, est son royaume. On quitte le regard du zodiaque où les quatre coins disent le sens à lire. On regarde le titulus de cette croix du fils qui, à cette heure, devient père d'un Temple nouveau, comme a été imagé le Temple ancien du Père, comme sera imagé par l'ombre, sans visage et sans image, par ce reflet que tient la Lune Noire recevant reflets des trigones et sextiles de la Lune, les carrés de Pluton/Ascendant/Jupiter, et celui de Mars/ Descendant.

Au sommet de la croix, le titulus cloué. Ce 28° Lion est à l'opposé de Vénus, et marque 48° au Milieu du Ciel d'un côté, et 48° à l'Ascendant de l'autre. Voilà "l'Édit équilibrant entre les deux" (tant cherché par la Cabbale), de cet arbre générant les mouvements reptatoires des formations qui s'annèlent en alliance de Temple en Temple, dont nul ne veut l'achèvement extérieur, laissant vide la place de la pierre du sommet des bâtisseurs, pour augmenter d'un tour l'escalier de la tour. Le titulus est le pyramidion, à qui évidemment la Lune Noire jouera de service, comme Judas, et de traîtrise, sortant de cette force comprise, une force, pour faire un autre reflet de cela, que l'Islam d'Ismaël révèlera.

Voilà sertie la couronne en lieu et place de ce ciel natal du solstice d'hiver de l'an 00. Ces arcs de 48°, répartissant d'harmonie vers le zénith, et de disharmonie vers le nadir, ce rythme étrange, forment, à l'image de ce dessin, la couronne d'épines, proclamée être mise en même temps que le manteau de roi, avec les quolibets, ce qui plaît, quod libet. Bonté et ironie. Méchanceté et ironie.

Prenant marque du pied de croix, qui se monterait par ce point d’ancrage de Vénus en Verseau, allons en montant, vers ce père, que l’on veut régnant, où Regulus est assis en Lion.

Un bon côté avec de bons aspects qui sont, là, bénéfiques, au midi et jusqu'à la troisième heure. 48°, de Vénus à Mars, une fois ; de Mars à fin de VIII, 48°, deux fois ; de milieu de VIII à MC, 48°, trois fois ; de MC à Regulus, 48°, quatre fois, sachant ce nœud de tension dans la main de la femme. Elle régit, la Lune, le troisième arc passant, comme en la planche d'alchimie du "Mutus Liber", la main derrière Saturne Rétrograde, le vieux, pour lui faire un tour dans le dos, lui donner un enfant en son grand âge. Comme la tension du lance-pierres de David contre Goliath.

L'autre nœud de l'autre côté est entre le premier et le deuxième arc. Là, c'est entre le deuxième et le troisième où tombent les flèches. "Où tombent les flèches, je te le dirais, dit Jonathan à David, on verra bien ainsi si Saül reste roi."

Repartant du pied de la croix, du côté affligé des pleureuses cette fois : 48°, de Vénus à ce point entre FC et NLN, une fois ; avec ce croisement élastique pour le lancer de la pierre et la tirer au front du roi antérieur, et se tenir alors devant l'Arche comme celui qui la détient ; 48°, donc, de la Lune Noire à Neptune, deux fois ; 48° encore, de Neptune à Jupiter/ Ascendant, trois fois, c'est la victoire ; mais encore un arc de 48°, de ce vainqueur montant à Regulus, quatre fois. Voilà donc qu'il siège à la droite du Père.

Ces quatre fois 48° d'un côté, et quatre fois 48° de l'autre, font plus que 360° du cercle décidé du zodiaque. Ils font à proprement parler quelques pas reculés, qu'avaient faits, par exemple, déjà, les fils de Noé pour voiler leur Père.

Couronne octogonale portant ses épines à comprendre aux yeux aveugles qui pourtant désiraient voir ce salut.

48°, huit fois, font 384 degrés. Numérologiquement, l’on peut réduire ce chiffre en son exaltation, en faisant : 3+8+4=15, qui, transfiguré, fait : 1+5=6. C’est le Vaw, chiffre de l’alliance, dit ainsi en la Cabale hébraïque.

Des 384 degrés, tournés ici pour donner un palier supplémentaire d’impulsion à l’accroissement de la tour de transmission, au chiffrage réel du cercle parfait de 360°, il reste la lie : 384-360=24. Où l’on voit deux séries de disciples, 2x12, donc aussi les frères de Jésus, et surtout, à nouveau, 2+4=6, l’alliance dans l’alliance.

C’est la réalité de la couronne d’épines. C’est la réalité du titulus portant chiffrage au front : 666. Alliance d’avec l’ancien dont le nouveau tire alliance dont le reflet tira alliance. Le tout étant cerclé et tendu pour en contenir le vin au goût précieux, quand c’est l’heure où l’eau du vieux de la maison semble être devenue si fade.

commentaire appuyé au « Mutus Liber » essai 1996
Introduction

Comprendre quel lion entre dans l’atelier, et porteur de quelle lumière, est une sorte de guérison pour le chercheur philosophal.

De l’Alchimie, l’œuvre au blanc.

À satiété, la parole d’Alchimie donne à manger, aux replis de l’âme.

Ce n’est pas un rêve, qui est à satisfaire, c’est rendre réelle une œuvre particulière que l’on veut commencer avec cette eau de ciel de nuit.

L’eau de rosée devra chauffer, seule, dans la cornue. Elle donnera ce qui est toujours guetté, la fleur terrible qui ne peut porter fruit. C’est un labeur, quasi improbable. Cela doit être fait, non pas comme l’on fait sacrifice, mais, pour vaincre quelque chose de la mort.

Les scènes ressemblent à des planches muettes, où la lecture ne peut se faire qu’en regardant chacun, et chacun des objets. Le commentaire alors arrivera directement à l’œil, qui allumera le sens sans mots, comme si une échelle était dressée et invite bien évidemment, à grimper, parce que sinon, l’on ne voit que le mur sur lequel elle est appuyée.

Un corps, déchiré par l’absence, gisant dans le repos, ou bien, gisant dans la mort. Des fleurs, comme de lourdes roses anciennes, sont tressées tout autour, pour montrer un jardin, ou bien, parce qu’il pue. Ou bien, peut-on en comprendre que, peut-être, dans l’état qu’il est, les roses sont l’aura de son cœur, la couronne de fleurissement, ou bien, que leurs épines lui ont apporté la mort.

Il faut vouloir voir. S’entraîner à l’Alchimie, dans le territoire connu, pour que la pensée surgisse et entraîne plus loin, et voir si, ayant rencontré le lion, ne soit pas entré avec lui cet état cataleptique duquel, si on revient, on en reviendra changé. Ce sera réellement comme si, revenant, on mettait pied à terre sur l’autre rive, celle dont encore, avant dans le temps, on ne savait rien.

C’est elle, la mort, qui fait cuisine, qui crypte signes dans les couleurs du jour, qui décrypte la nuit pour recommencer un jour ses pourparlers avantageux avec l’âme d’en face, qu’on ne la perde pas, car, le dos sans appui, les pieds vaguement dans un espace impossible, plus haut que le sol, viennent des râles comme des grondements d’orage.

C’est découvrir le non-vu, ouïr le non-entendu. Juste avant, c’était la vie. Maintenant, l’espace est parti.

Ils n’auront rien. Rien, avec quoi juger. Rien, pour jauger, voilà leur embarras. Ils pressent et écalent, pour trouver ce qu’ils croient, mais la fleur, obtenue par distillation première, à l’alambic de l’atelier, est une fleur qui ne donne pas de fruit. Une fleur, blanche.

Extrait

Eugène Canseliet

« L’Alchimie et son Livre Muet »

Commentaire édité en 1967
Chez Jean-Jacques Pauvert

Geneviève Roubaud

« La crise d’obsolescence »

Commentaire appuyé au Mutus Liber

« It’s look like Mutus Liber »

Planches dessinées par l’artiste

Planche VII

planche VII

… nous fait entrer dans la voie sèche, avec Saturne qui dévore un tout petit enfant, au sein des hautes flammes d’un brasier.

planche VII

La volte de la main de l’enfant dans le sablier d’Hermès. Mais ce n’est pas un enfant, C’est fruit d’écriture-lecture : C’est le « corpus ».

Planche VIII

planche VIII

Voilà l’œuf hyaloïde… ampoule unique et définitivement close seulement en apparence…

… anomalie que le registre soit ouvert … au bas du fourneau, pour encadrer le noir le plus intense.

planche VIII

Nul solvant, pas de solution dans le système.

Ce qui advient pendant la mise dans le four, est non visible, non éclairé, en bas, il n’y a pas de feu. Ils prient, mais ce qui se passe est à leur insu.

Planche X

planche X

L’ordinaire balance (n’est) d’aucun secours.

L’étoile est le symbole de l’harmoniac.

La fleur, celui de l’or philosophal.

L’angle formé par le fléau et le point de Suspension de la balance peut avoir 30° ou 45°.

Ne serait-ce pas une indication subtile De proportion ?

Sur la cible, 4 couleurs se succèdent, par cercles concentriques, depuis la noire périphérique jusqu’à rouge pointée au centre, en passant par la blanche et la jaune flavastre.

Rien ne manque au sein de l’élaboration Philosophale et rien ne s’y trouve superflu.

La transmission de touche-main par la face interne

planche X

Si la balance est molle, c’est qu’elle ne prend parti de peser pour ou contre. Elle laisse ce qui est en elle se faire Remettre tel quel dans le flacon.

Un petit aster.

Une petite fleur.

Cet angle ne dit pas un équilibre mais une différence entre ce qui est proposé Comme étoile faisant signe et cette fleur espérée cherchée dans les textes.

Cette fleur, elle est de maudissure en inverse. Il faut voir la femme qui la touche avec cet art de la manière 1/4 de tour de main (déjà vu en pl. II). Elle met la main dedans. Cet angle devient, au rebis, 90°, chiffrant que la roue donne le recopié au modèle.

La cible montre que 4 mondes sont ainsi déjà passés, subissant ce moulage qui n’est pas création.

Il a été écrit, au long des temps, depuis la Genèse et jusqu’à la fin de l’Évangile : - l’arbre qui ne bouge ni été ni hiver - pas un iota ne change - pas un de ses os ne sera fracturé. Ce qui laisse entendre que la manipulation est moulage bien fait. C’est vraiment corpus re re re suscité.

Ainsi est retransmise la manière avec la matière. Mais ce matras d’alchimie est substrat du corpus, corps de paroles, suscitant foi.

Planche XIV

planche XIV

Citant Fulcanelli, son Maître : « Appliquez-vous à la formation de cet œuf dans le creuset idoine. »

Pour terminer, enregistrons la marche de l’œuvre… qui est appelé travail de femme et jeux d’enfants.

planche XIV

La matière d’alchimie passe par différentes fermentations que tiennent ces 3 fours scellés. C’est la femme qui tisse elle-même de quoi faire la mèche de la nouvelle lampe. Serait-ce d’un cocon, ce fil de sa quenouille ?
C’est un fil blanc, qui est caché, non seulement impensable (et ce, depuis les feuilles du figuier de Genèse), mais impensé par autres, car il fait partie de cette sorte d’art de manière.

A-t-il saisi ?
Ce n’est qu’en pl. XIV, quand on en est après les prières, ora, ora, ora, et le travail de labora que l’on peut lire : « … et invenies » que la cabbale verte donnerait aisément, à l’évidence de sens, pour le « sein en Ève ».

essai 2012
Introduction

Mon œuvre, atypique, semble déployée en coupole, mais ce n’est pas sa définition, c’est que je m’attache à montrer cette coupole qui fait dais sur nous et contre nous, pour nous encapuchonner, et l’on croit que c’est le ciel, alors que ce n’est qu’un ciel au milieu du ciel.

C’est de cela qu’il s’agit de sortir et, pour ce, voir et en comprendre la structure pour sortir de cette genèse de phénomènes à ça liée.

Ce que l’on croit de cette coupole semble nous faire roi, mais l’on est en son Académie, sous son arcade mis.

Le voyant, le disant avec le sens enfin découvert, c’est le dénoncer, mais pas seulement, que si cela en reste à la parole.

Il convient de défaire, de quitter ce fruit vain, que l’arbre tentateur nous a offert de goûter.

Alors, si on parle de drame, de dramaturgie, il faut lui opposer l’art thaumaturge pour que cesse ce temps piégé de cet univers reclos.

Le thaumaturge en effet est faiseur de miracle, et là, il est alors question de comment y procéder.

Le thaumaturge ne fait pas advenir le drame mais bien plutôt le dénoue. Lisant le sens des mystères, on ne peut rester attaché à perpétrer ce qui n’est plus un mystère. Car s’il y a un drame, il est avantageux d’en sortir.

« L’Art Thaumaturge », au sens que je propose, est cette voie de permanence de conscience au delà de la dramaturgie ; une voie ample, comme il se dit du Tao.

François Jullien (« Entrer dans une pensée » Gallimard, 2012) rapporte que, pour la pensée chinoise : « Ample, signifie : s’en allant. S’en allant signifie : éloigné. Éloigné signifie : revenant. » « C’est d’une logique de processivité. Pour une adéquation harmonique. »

On recoupe ici l’expérience de la phénoménologie : ce qu’il importe de comprendre c’est « entrer dans une gnose, un savoir, ce qui implique un éveil » (cf : de Raymond Abellio, « La phénoménologie génétique »), de sortir de là où l’on en était en soi, et alors : il faut l’éveil de l’éveil pour oser s’en détacher, y renoncer. Sinon, on se retrouve à nouveau dans quelque chose qui encore nous piège, même d’une autre façon, et cela empêche pareillement l’âme d’évoluer.

Extrait

Dans l’Ancien Testament, ce premier dialogue entre Dieu et l’homme :

  • Genèse, ch I, v14 : « Il y eut des luminaires au firmament du ciel… qu’ils servent de signes. »
  • Genèse, ch 1, v19 : « Et Dieu amena l’homme pour voir comment il nommerait les animaux et les oiseaux. Chacun devait porter le nom que l’homme aurait donné »

Est posé là le répons de principe, voir la forme et comprendre le sens, même s’il n’est pas directement apparent.

À quoi la ruse est de faire continuer le processus indéfiniment, jouant à ce que ce ciel au milieu du ciel, perdure encore.

Dans le Nouveau Testament :

  • Matthieu, ch 28, v 1 à 10 : « Quand elle vint au tombeau, l’ange du seigneur descendit du ciel et vint rouler la pierre sur laquelle il s’assit*. Il avait l’aspect de l’éclair**… Ils doivent partir… Et là ils me verront.*** »
* Il arrête et ferme le sens, ce faisant.
** Au-delà de la forme, la fulgurance.
*** Le quitter la forme et le sens connu pour entrer dans l’impensé.

On tient la clef des choses d’avant voulant qu’elles aient sens, mais elles ne l’ont que d’avant, sans voir le quart de tour qui truque le sens transmis. Ainsi, il reste toujours de quoi faire un reste à cause de la parole délaissée, ce petit linge plié à part dans le tombeau, et donc, on cherche encore.

  • « La Famille aux dons »
  • « Entre autel et retable : la Prédelle »
  • « Pire à chaque spire »

En ce fond en nous, le plus profond, on touche au dynamisme qui donne toute sa valeur à la vie concrète et nous induit, chacun, à une expérience de l’intime dont la liberté vigilante doit être cause de tout œuvre. À partir de ce fond, le plus profond, se libérer de toutes choses, se dégager de tout savoir, et entrer en l’encore plus intime, plus même que le renoncement commencé.

C’est au-delà de l’image, au-delà de l’illumination, au-delà de la forme, cela fait comme une « percée » dans cet au-delà de soi qu’il faut dépasser. C’est une percée qui fait irruption, une expérience fulgurante qui est générosité de la vie qui se révèle en l’être.

L’être essentiel est au-delà des signes et des images, n’est pas la percée elle-même ni la liberté de devenir qui, elle, est temporelle. C’est voir jaillir et recevoir en soi, en immédiateté, la richesse de l’évidence d’être.

Dans quel temps cela se fera ? Le temps servi dure autant que le comment et quand la sorte de mutation proposée sera recueillie et comprise. Quant à la pérennité de ces énigmes et mystères, c’est surtout de la durée dont les lecteurs, les chercheurs, les philosophes et les méditants ont besoin pour en capter le sens et s’en guérir en en sortant.

« Pire à chaque spire »

Commentaire appuyé à quelques énigmes de William Shakespeare - Essai 1996
Extrait
« L’oie sort »

Lisez, ici, sans vous tarabuster de n’y rien entendre à l’Anglais, en charades, en énigmes, en théâtre, en vers.

Lisez, je vous le donne défait….

Voilà le Théâtre servi. Voilà le Théâtre serviteur. Il a bien failli hériter de la Maison de Cabale, mais les pères doctes le laissent au bas du Mont, pour garder l’âne pour le retour qu’ils aimeraient mirobolant, et se targuer d’aller, eux, plus avant dans le pointu plus extrême du faire et du lancer, du fer de lance…

Mais il est vrai que les vieillards aimeraient regarder avec qui la belle fait des étincelles aussi, et pas seulement dans la cour de trésor…. Eux aussi, ils ont découvert le truc du tonneau, et ils se font échansons, pour s’en servir jusqu’à l’ivresse….

S’il est ce William Shakespeare, roi, c’est qu’il connaît ce jeu, que l’on prend pour parole révélée... S’il est « roi de la sorte la plus vile », c’est qu’il n’est pas d’église. Il est « mineur », il dit qu’il fouille. Il dit ce qui est roi-mineur parmi le sort qui tout flétrit, alors que fait croire à fleur. (cf : la « fleur blanche » de l’alchimie, mon commentaire « la crise d’obsolescence »)

« Ce que pour rire je chante. » Le rire est vert. Il est son acte de théâtreux, son lieu d’écriture verte de cette cabale qui est dessous de ce que l’on croit. Voilà le moyen de comprendre… qui permet de naviguer ouvertement, woe, sacrée peine.

« En sortant, l’oie ajoute le 4. » Elle se fait compter à part des 3 autres : renard, singe, abeille. …Elle sort de l’ensemble impair 3. La porte fait linteau à une nouvelle foi de même genre. La course de l’oie au Capitole fait « capitulus », un chapitre suivant.

Dire « d’impair-3 », « l’oie sort en ajoutant le 4 », c’est énoncer que les 3 sont si disparates que l’oie est le 4. C’est l’oie, qui est le 4. Et non pas que cela fait 4 : 1 avec ces 3. Elle est englobante des 3 et d’elle…. Les oies du Capitole ont caqueté pour prévenir de la porte au linteau-3 surbaissé, et de « croix » qui se formait. Ce 4, croix, est croix de vie faite par cette genèse en boucle qui allie le vieux au nouveau. Le Capitole n’est ici pas analogie, mais une des spires de cet enlabyrinthement en colimaçon, faisant à chaque tour, un autre étage à la tour.

Ce fameux « woe » se traduit par peine, se prononce « who » et à quelque chose près, comme « goose », l’oie.

Puiser à ce puits de ténèbres offertes pour jeu de cavalcade de sens en s’enivrant de sens en cavalcade : voilà l’objet dévié, qui en devient déviant. De mort, crie-t-on alors, le voilà vivant, cavalcadant de ce, jaillissant comme source au rocher.

« Woe », c’est aussi « owe », ove, que tous veulent essentielle, première, premiérissime, primordiale, pour en avoir la primeur en bouche et la gloriole de l’avoir inventée.

Tant de douleur marque pourtant la somme des efforts fournis à chercher cette substance, tant dévoyée. « much a do », rien, no thing, il n’y a pas grand chose…. Il n’y a cependant pas de choses qui n’en ait été touchée. Et c’est l’amour versé là qui est « peine perdue », grande peine. Zéro. Et multiplié par zéro…. Est-ce ou n’est-ce pas ? Être ? Ou : n’être plus ? Plutôt que « ne pas être ».

L’âne au bonnet boit le bol et croit avoir compris le 7 annoncé. Il crie :

il vient, il vient. Bientôt là. ! … Mais de 7 : point. Ce supposé 7-para-dix-y-a-que… n’est contenant que de 3 donnant et de 3 blessant. Il se partage, pain vain, sans se changer soi. Il reste 6. Il demeure 6. … Il jette le 1 rêvé qui aurait amené 7, mais ce 1 ne donne pas 7, il n’est que le 1 d’une autre maison-3/ maison-3.

Le leurre tient, autant que l’on reste installé dans la croyance que vient le 7, alors que ce n’est que réitération de série de 1 à 6. Le profond sommeil tombé n’est pas dit être enlevé…

Il en reste des tonneaux, des corbeilles à fond percé. Cette oie, qui sort, fait cette branche de foi autre, sortie de cela. Est-ce vraiment vie, « to be », ou l’invention de vie « not to be » ?

Voilà pourquoi l’on fait lire les auteurs : jusqu’à ce que l’on ait compris.

C’est pourquoi William Shakespeare tient encore le pavé.

« Entre autel et retable : la Prédelle »

Commentaire appuyé à l’imago pietatis, du Maître de la Miséricorde - 1996
Extrait

Quant à moi, je trouve que cette inclusion / exclusion est « apparition ». Dans les plis du manteau jeté sur l’avant-bras de l’archange St Michel, je lis le « bras arrêté » du sacrifice refusé…. Car la main que recoupe sa main est sa proie d’elle : la prédelle porte ainsi bien son nom et livre, si l’on veut lire, son sens.

« La Famille aux dons »

Commentaire appuyé au médaillon rond dit de la Sainte Famille Doni, peint par Michel-Ange - essai 1996
Extrait

On trouve dans ce médaillon de Michel-Ange, le même geste en 1/4 de tour que la femme d’alchimie dans le Mutus Liber (pl. II, X). C’est la rotation du pressoir annoncé, et ce, dans ce jardin clos, rond, cerclé, faisant croire à globe et donc à l’univers, et proposé en signes presque imperceptibles. Mais dessiner a sens, et lire empêche de béer. Ce qui est dessiné est le fruit de cet arbre.

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